Autrefois, les cuisinières étaient des maîtresses femmes et des femmes modestes à la fois. Elles faisaient à manger, parfois avec un certain génie et c’est toute la proche région qui défilait à leur table. C’était le cas de Sophie Pic. On était en 1891.
Aujourd’hui, les femmes chefs sont encore peu nombreuses. Elles peuvent, comme Anne-Sophie Pic, être diplômées de l’International Management University of Asia, du Manhattan Institute of Management, de l’ISG à Paris et avoir travaillé pour Louis Vuitton Moà«t Hennessy, Cartier et Moà«t et Chandon. Excusez du peu…
Dans le but de fuir une sorte de fatalité familiale, en l’occurrence, celle de la succession en cuisine à la suite de Papa. Et puis, un jour, c’est leur destin qui les rattrape. Brillamment, d’ailleurs, dans le cas de la jeune valentinoise.
Elle rentre à Valence à 22 ans. Flanquée de David Sinapian, son mari, rencontré pendant ses études. Il va l’aider à accomplir sa mission, l’épauler, la soutenir.
Mais c’est là que Jacques Pic disparaît prématurément. La maison essuie alors quelques grains et puis c’est l’embellie, le renouveau, la remontée en puissance, la course aux étoiles, presque à son insu. Mais dans le style Pic, modeste et opiniâtre.
Aujourd’hui, le restaurant flirte avec les 3 ètoiles (le Guide Michelin pense à elle pour sa prochaine èdition, c’est ècrit noir sur blanc dans celle de 2006…). C’est l’hôtel qui est rènovè pour que l’on puisse prendre son temps à table, profiter des petits dèjeuners au jardin et du charme provençal de chambres toutes diffèrentes.
Et pour se rappeler la grand-mère qui œuvrait au Cafè du Pin, au-dessus de Saint Pèray, et pour que Pic soit accessible à tous, c’est la crèation d’un bistrot de voyageurs comme il y en avait au bord de la cèlèbre Nationale qui filait vers le Midi Le 7 par Anne Sophie Pic , très bien placè à l’entrèe de la grande maison.
Avec des plats d’inspiration provençale et le coup de patte d’Anne Sophie, elle-même, qui s’investit des deux côtès cuisine de la maison. Parce qu’elle ne laisse rien au hasard et ne mènage jamais sa peine.
Maison Pic – 285, avenue Victor Hugo – Valence (Drôme).
Tél. : 04 75 44 15 32
Menus à 125 et 175 euros et carte.
Le 7 par Anne-Sophie Pic – 285 bis, avenue Victor Hugo – Valence (Drôme)
Tél. : 04 75 44 53 86
Formules à 17, 30 euros et carte.
La Cave de Pic – Place Aristide Briand – Valence (Drôme)
Tél. : 04 75 44 16 67
pic-valence.com
Les 23-24 et 25 juin, un vide-grenier est organisé en vue de disperser des objets de vaisselle, de décoration et du mobilier professionnel de cuisine et de décoration de style provençal en provenance de l’Auberge du Pin. Rendez-vous de 9h à 18h au 27, rue Colbert (à 150 m de l’angle de la Maison Pic)
Anne-Sophie Pic a publié en 2005 Au Nom du Père avec la collaboration de Jean-François Mesplède, Alain Vavro et les photos de Philippe Schaff aux Editions Glénat.
Il a reçu le Gourmand World Cookbook Award.
En librairie et sur commande au restaurant avec possibilité de dédicace.
Les plats de référence d’Anne-Sophie Pic
Les ravioles de thon mariné aux épices en gelée de tomates, avocat et fenouil, sorbet à la roquette , le Turbot cuit lentement au beurre demi-sel, truffe noire, râpé d’asperges et navet en fines feuilles au beurre d’agrumes et safran ou encore le Pigeon de la Drôme en croûte de noix.





