Continuez-vous de jouer régulièrement au golf ?
Cela dépend des périodes. En pleine saison, je joue deux fois par semaine, moins souvent avec le froid, ce qui influe sur mes performances…
Quel est désormais votre niveau moyen ?
Je suis forcément plus irrégulier qu’à l’époque de ma présence sur le circuit. Cela dit, il m’arrive encore de jouer 2 ou 3 coups en dessous du par, rarement au dessus de 5.
Quel est le secret de votre longévité ?
Une bonne hygiène de vie et l’amour du jeu. Le golf a toujours été ma passion. Je passais mon temps sur les greens et je continue à prendre du plaisir sur un parcours.
Qu’est-ce qu’une bonne hygiène de vie pour Jean Garaà¯alde ?
D’abord, s’entretenir physiquement. Je fais beaucoup de marche et de culture physique en période hivernale. Je fais aussi attention à mon alimentation. Je n’ai jamais fumé. Lorsque j’étais en activité, je me limitais à un verre d’alcool le soir. Maintenant, je m’autorise deux verres par jour et un apéritif de temps en temps. Enfin, il ne faut pas oublier le repos. C’est le sommeil qui permet de régénérer l’organisme.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui veulent faire carrière dans le golf ?
1) Aimer ce que l’on fait car la passion est le moteur de la réussite.
2) Faire preuve d’humilité. Pour progresser, on a toujours à apprendre, ce qui implique de travailler fort. On n’a rien sans rien… Le meilleur, exemple, c’est Tiger Woods.
3) Avoir de l’ambition, avoir faim. La plupart des grands joueurs que j’ai fréquenté, notamment les Espagnols, ont débuté très jeune comme caddy. Ils ont mis tout ce qu’ils avaient dans le ventre pour réussir. C’est peut-être ce qui manque à certains de nos Français, trop choyés. Il faut aider les jeunes mais il faut aussi qu’ils se prennent en charge, qu’ils adoptent une attitude responsable. Sortir de la masse, de l’anonymat, implique d’énormes sacrifices.
Qu’est-ce qui a changé entre votre génération et la génération actuelle ?
D’une part, les équipements, qu’il s’agisse des clubs ou des balles, plus performants, plus tolérants aussi. Le graphite a été une vraie révolution. D’autre part, les terrains sont mieux préparés. Par exemple, je me souviens avoir disputé des opens britanniques sans aucun repère, aucun emplacement de drapeau. Aujourd’hui, ce serait impensable. Enfin, il y a beaucoup plus de très bons joueurs, ce qui implique qu’il faut avoir un esprit d’attaquant, une prise de risque maximum, pour sortir du lot.
Quels sont vos parcours préférés en Rhône-Alpes ?
A mon sens, le plus beau club se situe à Villette-d’Anthon. Le parcours des Sangliers, des back-tees, est un vrai parcours de championnat. Mais j’aime bien aussi Chamonix, Salvagny, le Gouverneur, Saint-Etienne et Grenoble-Charmeil dont j’ai participé à la conception.
(1) Meilleur joueur européen en 1969 et 1970, vainqueur notamment de l’Open de France, de l’Open d’Espagne et de l’Open d’Allemagne en 1969. Sacré douze fois champion de France entre 1968 et 1985.





